Revue – Le livre des Martyrs T1: Les Jardins de la Lune

Pour tout mon amour de la science-fiction, je me rends compàte que je passe mon temps à lire de la fantasy, ces derniers temps.
Les Jardins de la Lune est un livre que j’ai foncièrement acheté de par sa première de couverture. Cette cité sphérique qui surplombait un champ de bataille, défiée par une silhoutette ressemblant fort à un(e) pratiquant(e) des arcanes… cette scène embarquait mon imaginaire vers Dark Souls, Bloodborne, vers cette impression d’univers bien spécifique… Un étrange mélange de magie et de commun, de grandeur et de déchéance, de beauté dans les ténèbres…

Scénario

Difficile de parler d’un scénario d’une façon classique. Nous suivons des serviteurs d’un Empire en décadence, dans une lutte à mort contre ses voisins, et surtout, lui-même. Certains doivent purger, d’autres combattre l’ennemi, d’autres encore doivent fuir les purges.
Devant eux, l’imposante cité de Sangdelune, création ancienne qui flotte au dessus d’une région qui résiste aux légions impériales, et qui devient le noeud central d’un conflit aux dimensions cosmiques.

Style

Le style est particulier, mais surtout, éminemment semblable à celui que les jeux Dark Souls, Bloodborne et Elden Ring émulent ; je dirais même que le style est lié à l’univers, qui est présenté de par le point de vue de ses membres. Cela donne un labyrinthe, un mystère qui se révèle phrase après phrase, sans nous prendre par la main, mais sans tenter de dissimuler non plus. Nous découvrons les fondations de ce monde à la manière d’un archéologue qui découvre une civilisation, une tablette d’argile après l’autre.
Chaque introduction est l’occasion d’un court poème intradiégétique, travaillant le lyrisme de son univers.
Malgré tout, et malgré les évocations hasardeuses de termes bien spécifiques à son univers, l’auteur a le don de garder le déroulé des évènements reste « clair » – les mystères qu’entourent certaines situation étant tout à fait volontaires et au service du récit. Les éclaircissements se font en temps voulu et les définitions arrivent naturellement.

Univers

Il y a un côté ensorcelant, à se faire emporter par ces machinations de dieux/mages, à découvrir les grands pouvoirs et les grands cataclysmes…
L’univers est très violent, ses personnages peu profonds ; l’important du récit n’étant pas de s’immerger dans les psychés des points de vue mais plutôt de découvrir une fresque mythologique, comme l’on découvrirait les tableaux de Thomas Cole.
Pour le reste, on est sur de la fantasy plutôt classique, avec dieux, magiciens, et sociétés qui peinent à sortir de la stase technoclogique de la fin du moyen-âge.

Conclusions

A lire, uniquement si la mise en récit à la Dark Souls vous intrigue ; et vice-versa, je recommanderai à ceux dont la lecture a plu de s’intéresser aux licenses de From Software.
Le seul point décevant que je me sens de relever est le manque d’épaisseurs des personnages ; je disais auparavant qu’ils n’étaient pas importants par rapport à leur fresque, mais ils n’ont vraiment pas l’envergure de l’histoire à laquelle ils participent ; cela se ressent dans les dialogues, qui sont fonctionnels mais point exceptionnels.

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