
Introduction
Notre petit garçon devient adulte !
Dans ma précédente revue, j’ai mentionné que le suivi de l’évolution mentale de notre personnage principal était bien réalisée, que le lecteur partageait avec le narrateur chaque étapte d’une sorte de passage à l’âge adulte d’une intelligence artificielle.
Ce tome, plus long que les précédents – 400 pages~-, confronte l’AssaSynth à des crises de grande ampleur – par rapport à ses dernières opérations-, et à la gestion/jugulation de ses émotions. Cet épisode joue à fond des relations qu’il a construit précédemment, dans un payoff très satisfaisant.
Synopsis
Terminant rapidement une opération pour le compte du Docteur Menash, AssaSynth et l’équipage qu’il était censé escorter se font intercepter et enlever en espace profond par des pirates. Leurs kidnappers n’ont cependant pas l’air de maitriser leur propre vaisseau, qui les emmène désormais, notre héros et eux, dans un système solaire inconnu.
Style
Pour la première fois dans la série, d’autres points de vue sont intégrés au récit, le style change en fonction, et cela continue d’entretenir notre suivi des évolutions mentales et sociales du personnage principal.
Seul point noir, les descriptions. Elles sont plus nombreuses, grâce au format plus imposant du livre, mais aussi plus confuses. Elles résonnent en ce sens avec le personnage principal, mais n’en sont pas plus agréable à lire.
Univers
Il s’enrichit comme d’habitude, et l’on gagne plus de détails sur les mystères qui n’étaient auparavant que des McGuffins. Je n’ose en dire plus pour éviter les spoilers, mais ceci rend les « fusils de Chekov » d’autant plus satisfaisants.
On retrouve aussi certains des personnages des tomes précédents, qui continuent, en plus de bâtir leur relation avec AssaSynth, de bâtir l’univers dans lequel ils évoluent.
Conclusion
Une revue plutôt courte, que je fais longtemps après avoir terminé le livre. Mes critiques concernant le style ne sont pas si grave, et Effets de Réseau est mon tome préféré de cette série.
L’autrice continue à démontrer sa maitrise de la tension et du style « robotique », tout en exacerbant cette dimension sociale qui rend le tout extrêmement savoureux.
Le récit commence à avoir une bonne profondeur désormais, et l’on perçoit facilement où l’auteur peut nous emmener.
